
Partage, sérénité et spiritualité Un peu de paix, de tendresse, de sérénité ... là où le partage est possible et la lecture inspirante ! |
| | | Citations - au fil de nos lectures .... | |
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Admin Admin
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 | Sujet: Citations - au fil de nos lectures .... Lun 5 Jan - 13:09 | |
| Vivre c'est naître lentement. Il serait un peu trop aisé d'emprunter des âmes toutes faites (St-Exupéry - Pilote de guerre)
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Écrire, c'est avancer mot à mot sur un fil de beauté, le fil d'un poème, d'une oeuvre, d'une histoire couchée sur un papier de soie.
Écrire, c'est avancer pas à pas, page après page, sur le chemin du livre.
Le plus difficile, ce n'est pas de s'élever du sol et de tenir en équilibre, aidé du balancier de sa plume, sur le fil du langage. Ce n'est pas non plus d'aller tout droit, en une ligne continue parfois entrecoupée de vertiges aussi furtifs que la chute d'une virgule, ou que l'obstacle d'un point.
Non, le plus difficile, pour le poète, c'est de rester continuellemnt sur ce fil qu'est l'écriture, de vivre chaque heure de sa vie à hauteur du rêve, de ne jamais redescendre, ne serait-ce qu'un instant, de la corde de son imaginaire.
En vérité, le plus difficile, c'est de devenir un funambule du verbe.
Maxence Fermine (Neige)
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Je suis assis devant une petite table en bois gris, devant une fenêtre qui s'ouvre sur la montagne. Je lève un oeil de mon ordinateur et la splendeur ocre des rocailles ouvre en moi un espace illimité. Un aigle le traverse et disparaît. Un nuage immaculé se promène dans l'air tremblant. Mon regard est avide de formes. Je n'avais jamais réalisé à quel point voir est une nourriture. Il faut dire que je suis à Oraibi, où le temps ne passe pas comme ailleurs. Où deux heures suffisent à sonder le miracle d'être en vie. La merveille de contempler la danse des formes. D'écouter le silence où se déploient les sons. Le Grand Mystère.
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Depuis six jours de navigation dans les méandres du rio, il avait semblé à la jeune femme qu'elle laissait afin derrière elle un fatras de soucis qui d'ordinaire encombraient son front, fardeau dérisoire qui s'en allait au fil de l'eau, lentement, inexorablement ... ouvrant en elle un vide un peu effrayant. Mais qui était comme l'espace même où elle pouvait se mettre à vivre et à bouger, librement, enfin.
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... cependant, elle avait compris quelque chose: c'était en elle que tout se jouait. La nature n'était hostile que dans la mesure exacte où elle projetais sur elle le chaos dont elle était porteuse. Bien sûr, la jungle était dangereuse. Mais cela signifiait seulement qu'il fallait la connaître. Et respecter ses lois. La rencontrer comme on rencontre un être humain. Alors, elle s'ouvrait, se laissait découvrir.
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... et dans la bête qui les dévore, dans la maladie qui les ronge, dans la Terre qui les engouffre, ej veux que les hommes reconnaissent la propre haine qui leur habite les tripes et la violence qui les traverse à chaque instant où ils croient aimer. Avant que tout disparaisse, je veux que les hommes se regardent dans le miroir de ce qui les tue.
Denis Marquet (Colère)
Dernière édition par Admin le Lun 5 Jan - 13:21, édité 2 fois |
|  | | Admin Admin
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 | Sujet: Re: Citations - au fil de nos lectures .... Lun 5 Jan - 13:12 | |
| Milan Kundera ....
Celui qui veut se souvenir ne doit pas rester au même endroit et attendre que les souvenirs viennent tout seuls jusqu'à lui ! Les souvenirs se sont dispersés dans le vaste monde et il faut voyager pour les retrouver et les faire sortir de leur abri !
[...] les enfants sont aussi sans passé et c'est tout le mystère de l'innocence magique de leur sourire. [...] la beauté est l'étincelle qui jaillit quand, soudainement, à travers la distance des années, deux âges différents se rencontrent. [...] la beauté est l'abolition de la chronologie et la révolte contre le temps.
(Le livre du rire et de l'oubli - Milan Kundera)
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Il n'existe aucun moyen de vérifier quelle décision est la bonne, car il n'existe aucune comparaison. Tout est vécu tout de suite pour la première fois et sans préparation. Comme si un acteur entrait en scène sans avoir jamais répété. Mais que peut valoir la vie, si la première répétition de la vie est déjà la vie même. C'est ce qui fait que la vie ressemble toujours à une esquisse. Mais même "esquisse" n'est pas le mot juste, car une esquisse est toujours l'ébauche de quelque chose, la préparation d'un tableau, tandis que l'esquisse qu'est notre vie est une esquisse de rien, une ébauche sans tableau. (...) einmal ist keinmal, une fois ne compte pas, une fois c'est jamais. Ne pouvoir vivre qu'une vie, c'est comme ne pas vivre du tout. » « Car les questions vraiment graves ne sont que celles que peut formuler un enfant. Seules les questions les plus naïves sont vraiment de graves questions. Ce sont les interrogations auxquelles il n'est pas de réponse. Une question à laquelle il n'est pas de réponse est une barrière au-delà de laquelle il n'est plus de chemins. Autrement dit : ce sont précisément les questions auxquelles il n'est pas de réponse qui marquent les limites des possibilités humaines et qui tracent les frontières de notre existence. »
« Les personnages de mon roman sont mes propres possibilités qui ne se sont pas réalisées. C'est ce qui fait que je les aime tous et que tous m'effraient pareillement. Ils ont, les uns et les autres, franchi une frontière que je n'ai fait que contourner. C'est cette frontière franchie (la frontière au-delà de laquelle finit mon moi) qui m'attire. Et c'est de l'autre côté seulement que commence le mystère qu'interroge le roman. Le roman n'est pas une confession de l'auteur, mais une exploration de ce qu'est la vie humaine dans le piège qu'est devenu le monde. »
« On ne pourra jamais déterminer avec certitude dans quelle mesure nos relations avec autrui sont le résultat de nos sentiments, de notre amour ou non-amour, de notre bienveillance ou haine, et dans quelle mesure elles sont d'avance conditionnées par les rapports de force entre individus.
La vraie bonté de l'homme ne peut se manifester en toute pureté et en toute liberté qu'à l'égard de ceux qui ne représentent aucune force. Le véritable test moral de l'humanité (le plus radical, qui se situe à un niveau si profond qu'il échappe à notre regard), ce sont ses relations avec ceux qui sont à sa merci : les animaux. Et c'est ici que s'est produite la faillite fondamentale de l'homme, si fondamentale que toutes les autres en découlent. »
(L’Insoutenable légèreté de l’être) Milan Kundera
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[size=18]Nous n'apprenons jamais pourquoi et en quoi nous agaçons les autres, en quoi nous leur sommes sympathiques, en quoi nous leur paraissons ridicules ; notre propre image est pour nous le plus grand mystère.
Le piège de la haine, c'est qu'elle nous enlace trop étroitement à l'adversaire.
La solitude : douce absence de regards.
Milan Kundera - L'immortalité
Dernière édition par Admin le Lun 5 Jan - 13:39, édité 3 fois |
|  | | Admin Admin
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 | Sujet: Re: Citations - au fil de nos lectures .... Lun 5 Jan - 13:20 | |
| Jean-Marc Pelletier
L'intelligence
Vous connaissez certainement des gens qui sont super intelligents ou super intellectuels et, lorqu'ils parlent, vous les admirez probablement. Pourtant, si vous les regardez vivre, vous ne comprendrez probablement pas pourquoi rien ne va dans leur vie.
L'intelligence, c'est merveilleux, mais c'est le coeur qui agit.
Si vous passez votre temps à tout intellectualiser, votre coeur ne pourra pas agir. Jean-Marc Pelletier
L'acceptation
J'ai constaté que l'être humain rencontre régulièrement sur son chemin ce qui lui est difficile à accepter. Naturellement, cela nous fait vivre des états de toutes sortes: joie, peine, rejet, abandon, solitude, rage, de l'exaspération à la soumission, pour finalement se terminer en bout de ligne et à bout de souffle, par l'acceptation. Alors, comme par magie, tout change et prend une forme nouvelle.
Jean-Marc Pelletier
Le négatif
Je me demande à quoi sert le négatif et je m'apperçois que le négatif qui m'entoure est là pour me faire réagir. Alors, je retrousse mes manches et j'élimine le négatif pour retrouver l'estime de moi.
Ceci est un exercice magnifique pour apprendre à m'affirmer et atteindre mes buts. Jean-Marc Pelletier
La réciprocité
Dans l'univers, tout est réciproque. Sinon, nous serions dans le chaos le plus complet. Des plus petits détails aux plus grands, la réciprocité fonctionne. Si je n'aime pas quelqu'un, cette personne ne m'aime pas non plus. Si je trouve quelqu'un antipathique, je puis dire que, moi aussi, je lui suis antipathique. Cela n'explique pas tout, mais en gardant cela à l'esprit, je pourrai améliorer mon attitude face à la vie.
Jean-Marc Pelletier
La loyauté
L'être humain n'est pas parfait. De ce fait, je dois aussi en conclure que je fais des erreurs. Pour être loyal, je dois développer l'habitude d'avoir des intentions pures. Pour avoir des intentions pures, je dois développer de la tolérance face à moi, comprendre et accepter que je suis humain.
La loyauté est une chose que vous pourrez atteindre seulement si vous l'êtes, ne serait-ce qu'avec vous-même. Jean-Marc Pelletier
Les autres
Les autres sont le miroir parfait de moi-même. Ce que je déteste en eux, je le déteste en moi aussi. Ce que j'admire en eux, je l'admire en moi. Si j'ai foi en eux, ils auront foi en moi.
Ils sont présent dans ma vie pour me démontrer ce que je dois travailler et modifier en moi pour devenir vraiment moi-même. Jean-Marc Pelletier
Le rêve
Si vous observez la nature, vous verrez au printemps les arbres remplis de bourgeons? Le rêve, c'est comme un bourgeon dans mon esprit et, comme le bourgeon, je possède en moi tout ce qui est nécessaire pour le réaliser.
Sinon, pourquoi votre esprit vous aurait-il laisser voir ce qui n'est pas déjà possible. Jean-Marc Pelletier
Décision
Prendre une décision n'est pas chose facile. Quelquefois, nous avons tellement peur de nous décider que la vie ou les autres décident pour nous. Quand je me questionne, que je doute ou que j'hésite, je dois me rappeler une chose importante, ce que je connais déjà ne m'apporte probablement plus rien, donc ne me fais plus avancer.
Aller vers l'inconnu me fera avancer.
Jean-Marc Pelletier
Sur ton chemin...
Sur ton chemin vers l'évolution, tu examines, souvent d'un oeil perplexe, le chemin qu'il te reste à parcourir. Ce que tu dois faire pour ne pas te décourager, c'est de regarder ce que tu as déjà accompli et non ce que tu n'as pas encore fait. Jean-Marc Pelletier
L'engagement L'engagement commence par soi-même. Comment peut-on s'engager envers les autres si nous ne nous engageons pas face à nous-même? La personne qui s'engage n'est pas neutre. Elle a ses propres opinions. La personne engagée parle et agit, elle n'attend pas. Elle est active et non passive. Elle parle sans blâmer les autres. Elle prend sa place sans tasser les autres et, par-dessus tout, elle se respecte et respecte les autres. L'être qui est vraiment engagé continue sans nécessairement voir ou savoir le résultat. Tout un programme, n'es-ce pas?
Jean-Marc Pelletier
Accepter
Accepter, c'est aller voir en dedans de soi. C'est ouvrir son coeur, son esprit et son âme et laisser passer le courant d'énergie qui m'habite. Accepter, c'est aller au-delà de soi, au-delà de la dimension physique.
C'est reconnaître que je suis une manifestation de l'amour universel. Jean-Marc Pelletier
Pardonner
Pardonner aux autres peut parfois me sembler absurde car, souvent, j'ai déjà écarté ces personnes de ma vie ou elles sont décédées. Pourtant, pardonner c'est me libérer moi. C'est couper tous les liens énergétiques qui me relient toujours à ces personnes.
En pardonnant, je me libère et je peux avancer dans la vie sans gaspiller mon énergie. Jean-Marc Pelletier
Quête de vision
Ce n'est pas tant le but ou la vision à atteindre qui importe. Ce sont les gestes que je pose à chaque jour qui me rapprochent de plus en plus de mon but.
Chaque geste m'apporte la satisfaction d'aller toujours de l'avant.
C'est ainsi que je peux me réaliser à travers mes objectifs de vie. Jean-Marc Pelletier
L'ordre à suivre
Il y a toujours un ordre à suivre. Pour vous sentir bien en tout temps: Suivez votre intuition. Ouvrez les portes à une action positive. Transformez vos croyances. Dépassez le stade d'attendre. Faites-vous confiance. Et croyez aux miracles. Avec cette démarche personnelle, rien n'est impossible.
Jean-Marc Pelletier
Le pardon
Pardonner, c'est s'ouvrir toutes les portes. Pardonner, c'est laisser se manifester l'amour en moi.
Pardonner, c'est prendre ma part de responsabilités conscientes et inconscientes pour grandir.
Pardonner, c'est aussi savoir se pardonner.
Si les autres font des erreurs, moi aussi, je peux en faire. Jean-Marc Pelletier
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|  | | Admin Admin
Nombre de messages: 42 Date d'inscription: 23/11/2008
 | Sujet: Re: Citations - au fil de nos lectures .... Lun 5 Jan - 13:23 | |
| La petite voix
Ellen Caddy
La petite voix Cette vie spirituelle demande des âmes totalement consacrées, car, sans cette consécration, vous faillirez en cours de route. Il y a beaucoup d'influences dans la vie qui peuvent facilement te déséquilibrer, sauf si tu avances dans une seule direction et si tu es totalement consacré. Vivre une vie pleine et splendide veut dire la vivre tout le temps; cela ne peut pas être qu'une partie du temps. Tu dois rester en alerte jour et nuit, être vigilant et agir sur un signe sans aucune pensée ni inquiétude pour toi-même. Il y a des moments où tu devras aller de l'avant dans la foi et la confiance complètes sans même en connaître la raison. Tu devras agir par intuition et inspiration, et lorsque tu le feras, il pourra sembler n'y avoir ni rime ni raison apparentes. Mais quand tu sais que quelque chose est juste, va et fais-le, et sache que tu auras toutes les forces de lumière avec toi, car JE SUIS avec toi.
*************¸ Ne sois jamais entièrement satisfait de ta façon de voir la vie. Il y a toujours quelque chose de nouveau et de passionnant à apprendre, et tu ne peux espérer le faire que si tu restes ouvert et sensible à tout ce qui se fait. La véritable nouveauté n'est pas toujours facile à comprendre. Ne la laisse pas te troubler, mais sois prêt à l'accepter dans la foi, et sache que, ce faisant, ta compréhension grandira. Tu sauras d'une connaissance intérieure profonde si ces idées nouvelles, ces nouvelles façons d'être et de faire et ces nouvelles pensées sont vraies ou non. Si tu as le profond sentiment qu'elles sont justes, accepte d'assimiler ces vérités, même si tu ne les comprends pas pleinement. Petit à petit la lumière viendra, et tu t'éveilleras à la signification de tout cela. Tu ne peux pas vivre jusqu'à la fin de tes jours de la même manière. Tu dois avoir le désir de t'aventurer dans quelque chose de nouveau
JE DOIS te permettre de faire erreur sur erreur dans ta vie, mais quand tu les reconnais et recherches Mon aide, JE SUIS toujours là pour t'aider et te montrer le chemin. Mais Je ne ferais pas ton travail pour toi. Tu dois apprendre à le faire toi-même. Cette vie n'est pas pour les faibles, mais pour les âmes qui sont fortes et sûres d'elles-même, pour les âmes qui veulent trouver les réponses et sont prêtes à tout donner pour cela, quelqu'en soit le coût.
Crains-tu de faire des erreurs ? Crains-tu d'être dépassé par les événements ? Tu n'apprendras jamais à nager si tu ne retires pas tes pieds du fond. Tu ne grandiras jamais spirituellement si tu ne te tiens pas debout sur tes propres jambes. N'aie peur de rien, mais, dans la foi et la confiance absolues, va de l'avant, fais ce que tu sais être juste, et ignore toute opposition. Sois guidé par cette connaissance intérieure qui vient de Moi.
**************** Marche dans la lumière et n'aie jamais peur de laisser la lumière de la vérité t'éclairer en plein ! Lorsque tu n'as rien à cacher, rien de quoi avoir honte, tu es aussi libre qu'un tout petit enfant qui n'a aucune inhibition et s'exprime avec une joie authentique. Il déborde de joie et cette joie est contagieuse, rayonnant vers tout ceux qui entrent en contact avec lui. La joie ne peut être cachée ou contenue. Elle se révèle de mille et une façons: dans un regard, un mot, une expression. La joie attire les gens à elle, car tout le monde répond aux âmes joyeuses, heureuses et aiment être en leur compagnie. La joie attire les âmes à elle comme l'aimant attire l'acier, tandis que la tristesse et la négativité repoussent. Lorsque tu sais que tu fais la chose juste et que tu es à la place juste, tu rayonnes de joie et de liberté. Tout coule harmonieusement pour toi et tombe à la place où il faut. Tu attires le meilleur à toi; tu ne peux pas t'empêcher de le faire, car qui se ressemble s'assemble.
Pourquoi, dans cette vie, ne pas être un optimiste qui attend toujours le meilleur, trouve toujours le meilleur, crée toujours le meilleur ?
L'optimisme conduit au pouvoir; le pessimisme conduit à la faiblesse et à la défaite.
Laisse le pouvoir de l'Esprit briller en toi et à travers toi, et crée autour de toi un monde de beauté, de paix et d'harmonie. Lorsque ton regard sur la vie est optimiste, tu élèves toutes les âmes autour de toi, tu leur donnes espoir, foi et croyance en la vie.
Tu verras toujours que ce qui se ressemble s'assemble, et que ton optimisme engendrera l'optimisme et fera boule de neige.
Il y a toujours de l'espoir dans la vie, même si ce n'est, pour commencer, qu'une minuscule étincelle vacillante.
Si elle est entourée d'espoir et d'amour dans l'ambiance correcte, cette minuscule étincelle s'embrasera; et elle grandira et grandira jusqu'à ce que tu brûles du feu de l'Esprit qui est inextinguible.
Une fois allumé, rien ne pourra l'empêcher de s'étendre.
La petite voix Ellen Caddy "Tu es entouré de beauté. Ouvre les yeux, découvre-la, et remercie sans cesse pour cette beauté. Laisse la beauté te transformer et t'inspirer en ce qu'il y a de plus élevé et de meilleur en toi ! Elle tire le meilleur de toi et t'unit avec le plus haut. La beauté qui est en toi ne peux être contenue, alors laisse-la rayonner au-dehors. Emplis ton coeur et ton esprit de belles pensées, et reflète-Moi, car JE SUIS beauté !
Cherche la beauté en tout, et lorsque tu regarderas assez profondément et assez longtemps, tu la verras. Elève-toi au-dessus des choses sordides et laides de la vie, car ainsi tu peux aider à les transformer et à les transmuer.
La beauté est dans l'oeil de celui qui regarde, donc tout au fond de toi. Avance en ce jour, déterminé à voir la beauté en tous et en tout, et tu la verras !
L'amour et la beauté vont main dans la main, alors laisse Mon amour universel couler librement en toi et à travers toi, apportant unité et unification."
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"Il est d'importance vitale que tu aies l'attitude juste et positive envers ce jour et envers tout ce qu'il contient pour toi ! Tu peux réussir ou gâcher la journée rien que par la façon dont tu t'en approches. Ta façon de réagir aux événements peut faire toute la différence.
Lorsque tes réactions sont négatives et agressives, tu élèves immédiatement des barrières et crées l'opposition; tu trouves des fautes chez tous les autres et tu les accuses. Tu es si aveugle que tu ne vois pas que c'est toi qui es en cause, et tu te promènes tout imbu de toi-même. Lorsque tes réactions sont positives et constructives, toutes les barrières s'effondrent et tu verras qu'ainsi tu obtiendras aide et coopération de tous côtés.
Si tu as fais une erreur, admets-le, excuse-toi et avance. Ainsi il n'y a pas un temps précieux perdu à essayer de te justifier et à prouver que tu as raison.
Tu as beaucoup de leçons à apprendre. Apprends-les rapidement et essaie de ne pas faire la même erreur deux fois !"
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"Pour te mettre en rythme avec la vie, tu dois apprendre l'art de la tranquillité, car plus tu deviens tranquille, plus tu peux refléter clairement les qualité de ton âme.
Comme c'est facile d'accuser ton environnement, ta situation ou tes conditions de vie pour l'état dans lequel tu es. Il est grand temps de cesser de le faire et de reconnaître que tu n'as à t'en prendre qu'à toi. Si tu cherches et trouves cette paix et cette tranquillité intérieures, rien ni personne d'extérieur ne pourra les troubler ou te déséquilibrer.
Regarde autour de toi; regarde la beauté et la perfection de la nature ! Tout dans la nature est en rythme. Une loi et un ordre parfaits règnent dans Mon univers. Rien n'est désaccordé; il y a un temps et une raison pour tout.
Cela existe pour que toutes les âmes les voient et y participent, alors accorde-toi avec eux ! Coule avec eux, et sois une partie de cette loi et de cet ordre de Mon univers !"
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Dernière édition par Admin le Lun 5 Jan - 13:30, édité 2 fois |
|  | | Admin Admin
Nombre de messages: 42 Date d'inscription: 23/11/2008
 | Sujet: Re: Citations - au fil de nos lectures .... Lun 5 Jan - 13:25 | |
| Les 7 lois spirituelles du succès
Nous devons ces lois simples au Docteur Deepak Chopra. Voici comment les mettre en pratique avec profit :
1ère Loi : Loi de Pure Potentialité Cette Loi se met en oeuvre en prenant les décisions suivantes : Prendre l'habitude de méditer seul au moins deux fois par jour pendant 30 minutes à chaque fois. Prendre le temps chaque jour de communiquer avec la Nature et de témoigner silencieusement de l'intelligence présente en toute chose vivante. Pratiquer le non-jugement. Commencer la journée par cette résolution : "Aujourd'hui, je ne jugerai rien de ce qui arrivera" et s'y tenir.
2ème Loi : Loi du Don Cette Loi se met en oeuvre en prenant les décisions suivantes : Prendre l'habitude de donner quelquechose à toute les personnes que l'on rencontre. Ce peut être un don matériel (objet, argent...) ou spirituel (sourire, prière...). Accepter avec gratitude tous les dons que l'on reçoit. Il peut s'agir de ceux de la Nature (lumière du soleil, chant des oiseaux, pluie d'automne) mais aussi des présents que d'autres personnes nous offrent, que ceux-ci aient une forme matérielle comme l'argent ou spirituelle comme un compliment ou une prière. Prendre l'habitude de protéger la circulation de la richesse dans sa vie en donnant et en recevant les biens les plus précieux de l'existence : l'attention, l'affection, le respect et l'amour.
3ème Loi : Loi du Karma ou Loi de cause à effet Cette Loi se met en oeuvre en prenant les décisions suivantes : Prendre l'habitude d'être témoin de ses choix. Le meilleur moyen de préparer le futur est en effet d'être totalement conscient du présent. Chaque fois que l'on doit prendre une décision se poser les deux questions suivantes : "Quelles sont les conséquences du choix que je suis en train de faire?" et "Apportera t-il satisfaction et bonheur à moi même comme à tous ceux qui en seront affectés?" Ecouter les réactions de son corps. Si le choix que l'on s'apprête à faire apporte du confort alors on pourra s'y abandonner. Dans le cas contraire, il est nécessaire de rééxaminer les conséquences de son action.
4ème Loi : Loi du Moindre Effort Cette Loi se met en oeuvre en prenant les décisions suivantes : Pratiquer l'abandon. Prendre l'habitude d'accepter les personnes, les évenements, les circonstances et les situations comme elles se présentent. Accepter les choses comme elles sont et non comme nous voudrions qu'elles soient. Assumer la responsabilité de notre situation en face de tous les évènements que nous considérons comme des problèmes. Ne blâmer personne, y compris nous-mêmes. Prendre conscience que tout problème constitue une opportunité déguisée. Abandonner notre besoin de défendre notre point de vue. Rester ouvert à tous les points de vue sans chercher à s'attacher à un d'entre eux.
5ème Loi : Loi de l'Intention et du Désir Cette Loi se met en oeuvre en prenant les décisions suivantes : Etablir une liste de tous ses désirs et se la remémorer régulièrement, notamment le soir avant de se coucher et le matin au réveil. Confier ses désirs à la matrice de la création. Prendre conscience que si les choses ne se présentent pas comme prévu, c'est qu'il y a une raison à cela. Prendre l'habitude de pratiquer la conscience du moment présent. Accepter ce présent comme il vient et créer la manifestion du futur par son attention et ses désirs les plus profonds et les plus chers.
6ème Loi : Loi du détachement Cette Loi se met en oeuvre en prenant les décisions suivantes : Prendre l'habitude d'offrir à soi-même comme à autrui la liberté d'être ce que l'on est. En ne cherchant pas à tout prix une solution à ses problèmes, on évitera de s'en créer d'autres. Participer à tout avec un engagement détaché. Accepter l'incertain parce que c'est le seul chemin vers la liberté. Prendre l'habitude d'entrer dans le champ de tous les possibles et anticiper le bonheur de rester ouvert à une infinité de choix.
7ème Loi : Loi du Dharma ou but de la vie Cette Loi se met en oeuvre en prenant les décisions suivantes : Prendre l'habitude de nourrir avec amour le ou la déesse qui vit au plus profond de son âme. Etablir une liste de ses talents particuliers, ce que l'on aime faire. Se poser chaque jour les deux questions suivantes : "Comment puis-je aider?" "Comment puis-je servir?" Pour en savoir plus : Les 7 Lois spirituelles du succès par Deepak Chopra aux Editions J'ai Lu (1995). |
|  | | Admin Admin
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 | Sujet: Re: Citations - au fil de nos lectures .... Lun 5 Jan - 13:26 | |
| S'AIMER SOI-MEME Que signifie s'aimer soi-même... ? Cela veut dire se consacrer du temps à soi-même chaque jour. Se respecter. Se dorloter de temps en temps.
Cela signifie découvrir ses propres talents et profiter de ce qui nous fait plaisir. Cela signifie défendre son point de vue quand on a la certitude que c'est nécessaire. C'est un processus quotidien par lequel on apprend à se connaître, à se montrer indulgent envers soi-même quand on se découvre de petits côtés moins agréables et, finalement, à prendre toutes les mesures de valorisation utiles à sa croissance personnelle. S'aimer soi-même sous-entend que l'on peut admettre ses faiblesses et savoir que, même si les choses n'ont pas toujours été faciles, on a fait de son mieux. Quand on s'aime et qu'on s'accepte tel que l'on est, on ne craint pas de grandir, d'apprendre et de changer. On se sent plein de vie et on a l'énergie nécessaire pour s'amuser en famille et prendre soin des siens. Vu que les enfants apprennent par l'exemple, les parents sont les mieux placés pour leur enseigner ce que signifie s'aimer soi-même. Auteur: Judy Ford - Le couple un jour à la fois Éditions Vivendi.
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|  | | Admin Admin
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 | Sujet: Re: Citations - au fil de nos lectures .... Lun 5 Jan - 13:28 | |
| Lise Thouin
De l'autre côté des choses Alors j'apprends... Non plus à cacher ou à maîtriser cette angoisse mais à l'amener calmement en pleine lumière pour l'examiner de près. Accepter la mort, c'est accepter un grand changement. C'est accepter que les choses arrivent et que la vie continue autrement. Moi je crois que nous sommes sur terre pour apprendre quelque chose que notre cerveau n'est même pas en mesure d'imaginer. Notre cerveau terrestre n'est pas assez développé pour cela. Quand nous mourrons, nous redevenons des corps célestes, nulle part et partout, le temps là-bas n'existe plus. C'est là que nous réalisons enfin ce que nous sommes venus apprendre ici. Lise Thouin
********** J'ai pensé longtemps que j'étais une maison, un château-fort. Ce n'était pas vrai, j'étais un pont. J'ai pensé mille fois être arrivée à bon port, j'ai pensé pouvoir m'asseoir, m'installer, me reposer. Ce n'était pas vrai, je suis un pont. Je me suis voulue pleine et ronde et complète et achevée. Ce n'était pas vrai, je suis une ligne-extension en constante fonction. Je suis un fil tendu vers la lumière d'un autre espace. Je suis un pont. Je me découvre renouvelable, infatigable. Jamais rassasiée, jamais terminée, toujours à finir, toujours en attention ! Je suis une passerelle fragile qu'on lance pour relier les mondes. C'est le risque ! Le beau risque. Celui d'enlever une à une toutes les enveloppes protectrices et de plonger dans le vide. Le risque de courir pieds nus et sans filet sur la pointe du cœur. Libre. Enfin. Je me découvre pont-rivière dans la fluidité des gestes d'amour. Je suis pont suspendu quand je fais traverser en douceur un enfant vers « l'autre côté des choses ». Je suis pont-tunnel pour labourer l'intérieur et pour préparer la germination des semences nouvelles. Je suis pont-levis qui s'ouvre et parfois se referme dans le silence et l'attente. De pont en pont, j'apprends l'art d'être une bâtisseuse de ponts. À chaque nouveau pont, je découvre un peu plus la route. Ma route. Mon chemin magique. Et voilà que je croise d'autres bâtisseurs de ponts qui, eux aussi, lancent des fils-lumière dans le temps. Devenus pont-relais, nous nous aimons d'amour. Puis régénérés, unifiés, rafraîchis, nous repartons et continuons dans mille autres directions différentes. Un jour, quand tous les points de contact seront rétablis, tous nos liens refaits, tous nos corps et nos âmes apprivoisés, quand nous nous retrouverons tous parents et émerveillés de l'être, quand tous les ponts seront ouverts, quand nous ne serons plus qu'un unique et immense et splendide pont-soleil rayonnant dans tous les sens, il arrivera autre chose… Un autre monde, un autre temps, un lien enfin… Ce jour-là, un autre pont s'avancera vers nous… » Lise Thouin, « De l'autre côté des choses » **********
Il y a beaucoup de temps gâché dans une vie à se taire. On préfère ne rien dire. Pour ne pas être ridiculisé, blessé ou bien seulement ... pour ne pas être interrompu! Tout peut si facilement être retenu contre nous par tout le monde qu'on a bientôt pris l'habitude de tout garder caché. Mais les mots qu'on n'a pas prononcés à mesure tournent en rond à l'intérieur de nous, comme des prisonniers haineux dans une cour de prison, prêts à nous dévorer le coeur un jour ou l'autre ... C'est tellement bon pourtant de sourire et d'éclabousser de soleil l'espace alentour ! Mais on dirait que sourire à quelqu'un dans la rue, juste comme ça, parce qu'on se sent bien, c'est devenu une provocation. Surtout si la température est maussade, que le prix du pétrole est en hausse ou qu'on se pense en récession ... Et pendant ce temps-là, la vie se sauve ... à toute vitesse et loin. Parce que plus rien n'a vraiment d'importance pour personne. Jour après jour, on s'est laissé inoculer l'accoutumance aux drames et à la violence sans se rendre compteque ce vaccininsidieux nous mettait peut-être de ce fait à l'abri du bonheur et de l'amour ... En tout cas, il m'a fallu bien des années pour comprendre enfin que non seulement j'avais le droit d'être heureuse mais que j'en avais aussi et surtout, le devoir. Et que pour tout le monde c'était pareil ... A lire sans faute, et à lire avec le coeur... Lise Thouin Toucher au soleil ... et tant pis si ça brûle ... *********** Un pont entre les mondes « J'ai pensé longtemps que j'étais une maison, un château-fort. Ce n'était pas vrai, j'étais un pont. J'ai pensé mille fois être arrivée à bon port, j'ai pensé pouvoir m'asseoir, m'installer, me reposer. Ce n'était pas vrai, je suis un pont. Je me suis voulue pleine et ronde et complète et achevée. Ce n'était pas vrai, je suis une ligne-extension en constante fonction. Je suis un fil tendu vers la lumière d'un autre espace. Je suis un pont. « Je me découvre renouvelable, infatigable. Jamais rassasiée, jamais terminée, toujours à finir, toujours en attention ! Je suis une passerelle fragile qu'on lance pour relier les mondes. C'est le risque ! Le beau risque. Celui d'enlever une à une toutes les enveloppes protectrices et de plonger dans le vide. Le risque de courir pieds nus et sans filet sur la pointe du cœur. Libre. Enfin. « Je me découvre pont-rivière dans la fluidité des gestes d'amour. Je suis pont suspendu quand je fais traverser en douceur un enfant vers « l'autre côté des choses ». Je suis pont-tunnel pour labourer l'intérieur et pour préparer la germination des semences nouvelles. Je suis pont-levis qui s'ouvre et parfois se referme dans le silence et l'attente. « De pont en pont, j'apprends l'art d'être une bâtisseuse de ponts. À chaque nouveau pont, je découvre un peu plus la route. Ma route. Mon chemin magique. Et voilà que je croise d'autres bâtisseurs de ponts qui, eux aussi, lancent des fils-lumière dans le temps. Devenus pont-relais, nous nous aimons d'amour. « Puis régénérés, unifiés, rafraîchis, nous repartons et continuons dans mille autres directions différentes. « Un jour, quand tous les points de contact seront rétablis, tous nos liens refaits, tous nos corps et nos âmes apprivoisés, quand nous nous retrouverons tous parents et émerveillés de l'être, quand tous les ponts seront ouverts, quand nous ne serons plus qu'un unique et immense et splendide pont-soleil rayonnant dans tous les sens, il arrivera autre chose… Un autre monde, un autre temps, un lien enfin… Ce jour-là, un autre pont s'avancera vers nous… » Lise Thouin, « De l'autre côté des choses »
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|  | | Admin Admin
Nombre de messages: 42 Date d'inscription: 23/11/2008
 | Sujet: Re: Citations - au fil de nos lectures .... Lun 5 Jan - 13:32 | |
| Jean Monbourquette
Il est surprenant de constater combien sont rare les écrits de psychologie sur le pouvoir thérapeutique du pardon. À ma connaissance, aucune des grandes écoles de psychothérapie n'a jamais essayé d'apporter une explication à la vertu curative du pardon dans leur conception de la personnalité (Shontz et Rosenak 1988: 23, 29). Comment expliquer cette lacune ? Sans doute provient-elle de leur tendance à réduire le pardon à une activité purement religieuse. Si c'était le cas, ce serait une grave erreur. Car le pardon touche à toutes les dimensions de la personne, autant à ses dimensions spirituelles que biologiques et psychologiques.
Par ailleurs, le pardon connaît aujourd'hui une grande actualité. Il s'est développé un intérêt accru pour lui comme facteur inportant de santé physique, psychologique et spirituelle. Théologiens, psychologues, médecins et thérapeutes commencent à peine à découvrir sa valeur thérapeutique.
Pourquoi ce soudain intérêt ? Peut-être parce que l'on commence à se départir peu à peu d'une conception magique ou volontariste d'un pardon fait sur commande. Au lieu d'y voir une sorte de magie ou un simple effort de volonté, on se rend de plus en plus compte que ne pardonne pas qui veut.
Le pardon suit les lois du développement humain et se conforme aux phases de la maturation de la personne. Loin d'être le fruit d'un coup de volonté, le pardon résulte d'un processus qui engage toutes les facultés de la personne et suit un cheminement réparti sur plusieurs étapes.
Ces étapes sont plus ou moins nombreuses selon les auteurs consultés.
Quant à moi, à la lumière de mon expérience personnelle et clinique et de mes lectures, j'en suis arrivé à la conclusion que douze étapes sont requises pour parvenir à un pardon authentique. Pourquoi douze ? Pour des raisons d'ordre pédagogique. En divisant la difficulté de pardonner en plusieurs étapes, j'ai voulu créer une pédagogie du pardon propre à rendre accessible au plus grand nombre de personnes possible. Aussi ai-je réparti le travail du pardon en tâches qui me semblent réalisables.
Il est bien évident que le pardon n'est pas une mécanique démontable à souhait. Je ne songe nullement à inventer la recette infaillible du pardon. Je reste cependant convaincu de l'utilité de ces balises, si nombreuses qu'elles soient, sur le chemin toujours incertain du pardon.
Voyons comment s'organisent ces étapes du pardon. D'emblée, la démarche est amorcée par la ferme décision d'une part de ne pas se venger, et d'autre part d'enjoindre à l'offenseur de cesser ses méfaits. Voilà la première étape.
Les trois étapes suivantes sont consacrées à soigner la blessure : la reconnaître (sa blessure et sa pauvreté intérieure), la partager en s'ouvrant à quelqu'un pour bien l'identifier et en faire le deuil.
La cinquième étape consiste à accepter sa colère et son envie de vengeance.
La sixième étape, c'est-à-dire le pardon à soi-même, constitue l'étape décisive sur la voie du pardon.
Au cours des six premières étapes, une fois qu'on aura fait l'effort de prendre soin de soi-même, on se tournera vers son offenseur pour s'efforcer de le comprendre (septième étape).
Puis on partira à la recherche du sens que sa blessure est susceptible d'avoir dans sa vie (huitième étape).
Les trois étapes suivantes revêtiront un caractère plus spirituel : il s'agira de se savoir digne de pardon et déjà gracié (déjà pardonné), de cesser de s'acharner à vouloir pardonner, de s'ouvrir à la grâce de pardonner.
La douzième et dernière étape se rapporte aux suites que l'on veut donner au pardon réalisé. On se demande s'il vaut mieux pour soi (et se décide de) mettre fin à sa relation ou la renouveler.
(...)
**********
Le PARDON
La vie nous apporte par moments des blessures de toutes sortes. Je me dois alors apprendre à pardonner. Voici les étapes pour pardonner avec authenticité
1- Décider de ne pas se venger et de faire cesser les gestes offensants.
2- Prendre conscience de sa blessure et de sa pauvreté intérieure.
3- Partager sa blessure avec quelqu'un qui ne vous jugera pas. Qui vous accepte tel que vous êtes. Pour l'objectiver, y voir plus clair.
4- Accepter sa colère et son envie de se venger. la colère est une réaction saine.
5- Se pardonner soi-même.
6- Commencer à comprendre son offenseur. Comprendre son passé, ses motivations, Ne pas le juger.
7- Trouver le sens de sa blessure dans sa vie. Qu'y a t-il de positif dans cet événement? Qu'est-ce que j'y ai appris? Est-ce que je me suis durci ou attendri suite à cet événement?
8- Se savoir digne de pardon et déjà gracié. Reconnaître tous les pardons reçus dans notre vie, Croire que Dieu pardonne sans condition.
9- Cesser de s'acharner à vouloir pardonner.
10- S'ouvrir à la grâce de pardonner.
11- Décider de mettre fin à la relation ou la renouveler.
Adapté de: "Comment pardonner" de Jean Monbourquette
Dernière édition par Admin le Lun 5 Jan - 13:38, édité 1 fois |
|  | | Admin Admin
Nombre de messages: 42 Date d'inscription: 23/11/2008
 | Sujet: Re: Citations - au fil de nos lectures .... Lun 5 Jan - 13:33 | |
| Osho
Perles de sagesse d'Osho Dans un de ses ouvrages, le mystique indien Osho livre des perles de sagesse, une nourriture pour l'esprit. C'est seulement avec le coeur qu'il faut les comprendre. La commune : La commune est une société alternative...une petite oasis dans le désert du monde. Entrez peu à peu en harmonie avec elle. Que votre petit ruisseau s'unisse à d'autres pour former une grande rivière en route vers l'océan. Vivez chaque instant comme une prière, alertes, conscients, éveillés. L'illumination : Renoncez à toute ambition d'être le premier à atteindre l'illumination. Il n'y a pas d'illumination individuelle. Tous les individus sont unis entre eux et avec le Tout. L'abandon de soi : Si vous voulez retirer le plus grand enrichissement de n'importe quelle situation, vous devez vous engager totalement. "L'ultime accident" (autre terme pour illumination) : Soyez authentique dans votre recherche, consacrez vous entièrement à elle. C'est la soif de connaître l'original derrière le reflet qui vous rend digne de l'"Ultime accident." L'avidité : Soyez conscient de votre mental, de son avidité et de son manque de confiance. C'est par la prise de conscience que l'avidité peut être transformée. Dirigez votre attention vers ce qui est positif dans la confiance que tout ce qui vous est donné est absolument juste; dans cette confiance laissez vous aller à danser de reconnaissance. L'art d'être disciple : Permettez à chaque situation de votre vie de devenir un enseignement. Le plus grand des miracles...est de ne pas en faire : Veillez à ne pas vous laisser prendre au piège des miracles, des phénomènes psychiques, des états d'extase. Ne les prenez pas comme des indications que vous avez atteint quoique ce soit. Il n'y a rien à atteindre. Soyez simplement ordinaire et réjouissez vous. La valeur : N'essayez pas de prouver votre valeur en vous laissant réduire à une simple commodité. Souvenez vous que la plus grande expérience de la vie ne vient pas de ce que vous faites, mais vous est donné par l'amour, à travers la méditation. Etre ordinaire : Etre simplement ordinaire est un miracle. Ne pas aspirer à devenir quelqu'un est un miracle. Laissez la nature suivre son cours, allez avec elle. La réceptivité : Il est temps de cesser de chercher des réponses de manière agressive. Videz-vous totalement, devenez réceptifs à l'existence tout entière. Détendez vous simplement, attendez et prenez du bon temps. Renoncer au savoir : Vous êtes prêts à abandonner l'illusoire, à renoncer au savoir emprunté et à entrer dans votre propre sagesse, votre propre compréhension. La confiance : Lorsque vous êtes dans une profonde confiance, la qualité même de cette confiance transforme votre vie quelles que soient les circonstances. L'imitation : Observez vous pour savoir si vous imitez autrui. Dans l'imitation toute semence d'authenticité reste morte en vous. Prenez l'épée de la conscience et tranchez cette imitation aussi douloureux que cela puisse être; la souffrance doit aller en profondeur. Et grâce au choc, votre soi, votre propre authenticité peuvent émerger. L'éveil : Chaque fois que vous vous apercevez que vous êtes en train d'agir inconsciemment, arrêtez vous. Ne soyez pas un robot. N'agissez pas à partir de votre égo. Prenez une tasse de thé, éveillez-vous et agissez avec conscience. La méditation : Soyez attentifs en toutes circonstances. Il n'y a rien de "grand", rien de "petit". Tout est divin. Vous pouvez trouver Dieu en toutes choses. Etre centré : Restez centrés. Ne vous laissez pas manipuler par l'opinion des autres, ni par leur tentative de vous pousser ici et là. Ne tombez pas à leur niveau. La compréhension : Comprenez que ce que vous voyez chez les autres est ce que vous portez en vous mêmes. Vos jugements sont en réalité des projections de ce qui est rejeté ou réprimé en vous. Le don : Maintenant il est temps de vous ouvrir, de cesser d'être avare, de donner le meilleur de vous-même. De donner à partir de l'abondance d'amour, de votre coeur. L'innocence : Le coeur peut parler au rocher...l'amour absolu révèle ce mystère. Devenez fous de la folie du coeur. La prière : N'interférez pas dans l'amour et la prière de quelqu'un d'autre. Renoncez à l'idée que vous connaissez la juste manière d'aider ou de prier. Respectez simplement le fait que quelle que soit la manière dont les autres aiment ou prient elle est parfaite pour eux. L'abus de pouvoir : Lorsque vous utilisez votre pouvoir, vous devez profondément aimer et respecter les autres ainsi que la totalité de l'existence. N'interférez dans la vie de quiconque avec vos propres convictions. Si vous avez du pouvoir ne manipulez pas quelqu'un d'autre mais employez le créativement. Le pragmatisme : Ne vous laissez pas enchanter ou piéger par ce qui vous révèle votre divinité intérieure. Mais restez plutôt sur le chemin, sur la voie vers la divinité. La comparaison : Rappelez vous que vous êtes nécessaires. Personne n'est supérieur et personne n'est inférieur. Personne n'est plus haut et personne n'est plus bas. Tout se complète. Le jugement : Le jugement révèle un état d'esprit statique. Et le mental juge sans cesse car le fait d'être en mouvement est toujours hsardeux et inconfortable. Soyez très courageux, ne cessez pas de croître, vivez dans l'instant, restez simplement dans le courant de la vie. L'acceptation de soi : Vous ne pouvez être nul autre que celui que vous êtes. Alors détendez vous. L'existence a besoin de vous tels que vous êtes. La gratitude : Lorsque votre coeur est plein de gratitude, toute porte qui semblait fermée peut devenir une ouverture vers une bénédiction plus grande. La mort - Ce qui ne meurt jamais : Dirigez votre attention en vous-même, vers ce qui ne meurt jamais. Vous êtes maintenant prêt à quitter ce qui est mort ou passé. N'essayez pas de le faire revivre et ne le considérez pas comme une fatalité. L'acceptation : Acceptez la vie telle qu'elle est. Soyez heureux sans aucune raison. Au-delà de la petite famille : Vous faites partie du tout, vous appartenez à l'existence. Ne laissez pas votre attachement à une partie vous empêchez d'entrer dans le tout. La renaissance, à chaque instant : Même dans une situation où vos propres sentiments sont justifiés - vous sentez que vous avez absolument raison - restez ouverts à la possibilité de quelque chose qui soit au-delà de tout ce que vous avez jamais connu. Quittez votre expérience passée pour entrer dans une dimension qui soit totalement nouvelle. La colère : Lorsque que vous ressentez de la colère, ne la déversez pas sur quelqu'un d'autre. et ne la réprimez pas non plus. C'est un phénomène magnifique qui peut être transformé de manière positive. La maîtrise des humeurs : Que vous soyez heureux ou malheureux, souvenez-vous : "Cela aussi passera". Cette clé vous permet d'être maître de vos humeurs au lieu d'en être les victimes. Les portes de l'Enfer et celles du Paradis : Souvenez-vous qu'à chaque instant vous avez le choix entre le ciel et l'enfer. Si vous êtes inconscients vous êtes en enfer. Cela dépend de vous. Lorsque vous êtes conscients, vous êtes au ciel. Restez eveillés, restez alertes, restez conscients. Encore une fois cela dépend de vous. La transformation : Essayez simplement l'exercice d'Atisha : inspirez en prenant toutes les souffrances du monde dans votre coeur et expirez en déversant des bénédictions. Les résultats sont immédiats. Faites le aujourd'hui et observez ce qui se passe. La créativité : Ce qui suit complete bien les pricipes de créativité formulés par Zelinski. Cessez d'utiliser votre folie, votre négativité, votre destructivité contre vous-mêmes et contre les autres. C'est facile. Même un enfant est capable de détruire. Désormais regardez à l'intérieur de vous, vers quelque chose de totalement nouveau. Cela demande un immense courage, une grande force. Permettez vous d'exprimer votre créativité. La totalité : Regardez en vous et voyez si vous êtes entiers. Les ciseaux sont comme le mental. Ils coupent, ils divisent. L'aiguille est comme l'amour. Elle réunit, elle guérit ce qui est déchiré. Ouvrez votre coeur à l'amour et l'amour vous rendra total. L'échec : Lorsque vous essayez de faire quelquechose seul, séparé du tout, c'est un échec. Le succès est en Dieu et avec Dieu. L'inquiétude - L'anxiété : Osho nous donne là un autre moyen de combattre le stress. Lorsque vous êtes séparés du Tout, lorsque vous avez des ambitions particulières, il se crée une telle tension que votre conscience se rétrécit considérablement :vous vous fermez. Abandonnez vous tout simplement à l'existence et laissez la vous porter. Le mental : Acceptez la responsabilité de la création de votre propre malheur, de votre joie, de votre négativité ou de votre positivité, de votre enfer ou de votre ciel. Lorsque votre responsabilité est comprise et acceptée, les choses commencent à changer. Soyez ouverts à une nouvelle possibilité. Le désir : Il est temps pour vous de cesser de chercher à l'extérieur ce qui vous rendrait heureux. Regardez à l'intérieur. L'ajournement : Considérez la futilité de chercher votre plénitude dans le futur et réalisez que rien de plus est nécessaire. Ne remettez pas à plus tard. La quête : Vous êtes en grand danger ! A tout instant que vous aimiez, que vous riiez, , que vous soyiez vivants, vous pourriez rencontrer Dieu, par hasard. L'espoir : Ne vous laissez pas prendre au piège de l'espoir. Ne soyez pas prisonnier de l'idée que l'aide vous viendra de l'extérieur. Ce n'est pas l'autre qui va vous combler. La plénitude est au dedans de vous. Le défi : Un peu de lutte est une nécesiité. Nous nous enrichissons aussi bien à travers les orages, les éclairs, le tonnerre et la tristesse, qu'à travers la joie et le bonheur. L'amour : Souvenez vous de ne pas retenir votre amour, ni de calculer. ne soyez pas avares, vous rateriez tout. laissez plutôt votre amour s'épanouir et partagez le, donnez le, laissez le croître. La compassion : La compassion ce n'est pas être navré, ni plein de sympathie pour les souffrances d'autrui. la compassion est un amour d'une telle profondeur qu'on est prêt à faire l'impossible pour apporter plus de conscience dans une situation. Le courage : Ceci pour vous rappeler qu'une fois que vous êtes engagés sur le chemin de la quête du divin, il n'y a point de retour. Cela demande un immense courage. La repentance: Soyez conscients que même lorsque vous faites une erreur, cela peut être aussi l'occasion de grandir. Lorsque vous réalisez que vous avez agi contre votre propre vérité et que vous avez fait des compromis avec ce que vous ressentez dans votre coeur, laissez vos larmes couler de la profondeur car elles peuvent vous transformer. Le jeu : Souvenez vous que quoi que vous fassiez c'est un jeu. Jouez votre rôle. Si c'est un combat, combattez,. restez centrés. Ce n'est pas la peine d'être sérieux. Jouez tout simplement La concentration : La théorie doit devenir expérience.L'artificiel doit devenir réel. Le sexe : Que le sexe soit la première étape et non la dernière. La dévotion : Pénétrez dans l'amour aussi profondément et intensément que possible. Que cela soit en vous une ouverture au divin. Et laissez vos énergies féminines s'épanouir. L'intelligence : Utilisez votre intelligence pour chercher les choses là ou elles sont plutôt que là où elles ne sont pas, même s'il fait sombre. Regardez en vous. Le travail : N'esquivez pas votre responsabilité! Soyez intésement vivant dans votre travail et faites tout ce qui est humainement possible.Mais en même temps, ne créez pas de tension, ne soyez pas frustrés. Soyez confiants et que votre action devienne prière, sans vous préoccuper du résultat. L'invitation : Peu importe l'état dans lequel vous vous trouvez, peu importe qui vous êtes: le Maître est toujours prêt. Le rire : Le rire est une telle force de transformation que rien d'autre n'est nécessaire. Si vous changez votre tristesse en célébration alors vous serez aussi capable de changer votre mort en résurrection. Source : Perles de sagesse - Osho - Almasta Editions
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|  | | Admin Admin
Nombre de messages: 42 Date d'inscription: 23/11/2008
 | Sujet: Re: Citations - au fil de nos lectures .... Lun 5 Jan - 13:36 | |
| L'amour sait en quoi consiste l'essentiel
Certains craignent qu'une fois leur beauté évanouie l'amour disparaîtra de leur vie. C'est mal connaître l'amour et manquer de respect pour soi-même car, en réalité, c'est tout le contraire: la beauté ne s'estompe qu'une fois l'amour envolé.
L'amour permet de mieux accepter les imperfections chez soi-même et chez l'autre. L'amour n'est en rien ébranlé quand, le matin, en petite tenue et les cheveux ébouriffés, nous nous gargarisons bruyamment devant le lavabo. L'amour fait bien peu de cas des quelques rides qui font leur apparition sur notre visage ou des quelques kilos en trop que nous avons pris avec l'âge.
L'amour voit au-delà de ces détails et se concentre sur la beauté intérieur que le temps et l'âge n'altèrent en rien.Ce n'est pas que l'amour soit aveugle, c'est qu'il voit l'essentiel.
Auteur:Léo Buscaglia Tiré du livre: Nous sommes nés pour l'amour
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Elle marchait, et elle savait vers quoi. C'était ça l'important. Une sensation merveilleuse.
Quand le destin finalement s'entrouvre, et devient chemin visible, trace indéniable, et direction certaine. Le temps interminable de l'approche. Ce moment où l'on accoste. On voudrait qu'il ne finisse jamais. Le geste de s'en remettre au destin. C'est une émotion, ça. Plus de dilemmes, plus de mensonges. Savoir où. Et y aller.
Quel qu'il soit, ce destin.
(Océan Mer, trad. Françoise Brun, p.169, Albin Michel)
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Vivre en harmonie
Enfant, on nous a davantage appris à « paraître qu'à être » .
On vivait selon les traditions familiales, religieuses ou sociales, en fonction de « Qu'est-ce qu'ils vont dire ou penser? » Nos parents furent élevés dans cette tradition de « paraître » . Les gens de cette génération craignaient d'exprimer leurs sentiments; aussi exprimaient-ils souvent le contraire de ce qu'ils pensaient.
La vérité est au fond de chacun de nous; lorsqu'on fait confiance, elle émerge.
Ce qui est important n'est pas ce que les autres pensent de toi, mais ce que toi tu penses de toi-même.
L'amour, la compassion et le pardon libèrent. La haine, la rancune et la culpabilité enchaînent.
Claudia Rainville
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|  | | Admin Admin
Nombre de messages: 42 Date d'inscription: 23/11/2008
 | Sujet: Re: Citations - au fil de nos lectures .... Lun 5 Jan - 13:37 | |
| Quiétude
Ce moment unique, le Présent, est le seul dont vous ne pourrez jamais vous échapper, l'unique facteur constant de votre vie.
Puisqu'on ne peut échapper au Présent , pourquoi ne pas l'accueillir, s'en faire un ami ?
Lorsque vous devenez l'ami du moment présent, vous voilà à l'aise partout.
Lorsque vous ne vous sentez pas à l'aise dans le Présent, où que vous alliez, vous portez ce malaise avec vous.
L'amour, la joie, l'expansion créatrice et la paix intérieure durable ne peuvent pénétrer votre vie qu'à travers cette dimension inconditionnée de la conscience.
Le flux de la pensée a une force énorme qui peut aisément vous emporter.
Chaque pensée se donne tellement d'importance! Elle veut attirer toute votre attention.
Voici une nouvelle pratique spirituelle à votre intention: ne prenez pas vos pensées trop au sérieux.
" L'équivalent du bruit extérieur, c'est le bruit intérieur de la pensée. L'équivalent du silence extérieur, c'est le calme intérieur. Chaque fois qu'un silence vous entoure, écoutez-le. Remarquez-le, tout simplement. Accordez-y votre attention. L'écoute du silence éveille en vous la dimension du calme, car ce n'est qu'en toute tranquilité que l'on prend conscience du silence. "
Regardez un arbre, une fleur, une plante. Laissez votre conscience s'y reposer. Sentez la paix mystique de cet être, profondément enraciné dans l'Être. Laissez la nature vous enseigner la paix de l'âme.
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Comme nous sommes prompts à former une opinion sur une personne, à la juger ! Il est satisfaisant pour le mental égoïque de classer un autre humain, de lui accoler une identité conceptuelle, de prononcer sur lui un jugement vertueux.
Chaque être humain est conditionné à penser et à se comporter de certaines façons généralement par des expériences vécues dans l'enfance et par son environnement culturel.
Vous ne voyez pas l'essence de cette personne, mais son apparence.
En jugeant quelqu'un, vous confondez sa nature avec ces shémas mentaux conditionnés.
Ne plus juger une personne, ce n'est pas ne pas voir ses gestes. C'est reconnaître que son comportement correspond à une forme de conditionnement et que vous la voyez et l'acceptez ainsi. Ce n'est pas lui fabriquer une identité. Cela vous libère, de même que l'autre, de l'identification au comportement, à la forme, au mental.
Ainsi, l'égo ne dirige plus vos relations.
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"Lorsque vous acceptez complètement ce moment, lorsque vous n'argumentez plus avec ce qui est, le besoin compulsif de penser diminue et laisse place à un calme éveillé. Vous êtes pleinement conscient, mais l'esprit n'appose à cet instant aucune espèce d'étiquette. Cet état de non-résistance intérieure vous ouvre à la conscience inconditionnée, qui est infiniment plus grande que le mental humain.
Cette vaste intelligence peut alors s'exprimer par votre intermédiaire et vous aider, de l'intérieur comme de l'extérieur. En abandonnant la résistance intérieure, vous voyez souvent la situation changer pour le mieux.
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Dans certaines situations, toutes les réponses et les explications échouent.
La vie n'a plus aucun sens. Ou quelqu'un en détresse vous demande de l'aide et vous ne savez pas que faire ou dire.
Lorsque vous acceptez pleinement de ne pas savoir, vous cessez de lutter pour trouver des réponses dans les limites du mental, et c'est alors qu'une intelligence plus vaste peut agir par votre intermédiaire.
Même la pensée est susceptible d'en bénéficier, car l'intelligence plus vaste peut y affluer pour l'inspirer. Parfois, lâcher prise signifie cesser de comprendre et se sentir à l'aise dans le fait de ne pas savoir. "
Quiétude - Eckhart Tolle |
|  | | Admin Admin
Nombre de messages: 42 Date d'inscription: 23/11/2008
 | Sujet: Re: Citations - au fil de nos lectures .... Lun 5 Jan - 13:42 | |
| Mark Fisher Le millionnaire
[...]"Comment te sens-tu ? demanda le millionnaire.
- Bien. très bien même.
- Il y a sûrement une petite partie de toi qui est flattée parce que tu roules en Rolls, n'est-ce pas ?
- Euh...oui, je l'admets ; tous ces gens qui me regardent comme si j'étais quelqu'un d'important...
- Et pourtant, tu n'es pas propriétaire d'une Rolls, enfin pas encore.
- Non.
- Tu réagis exactement comme ton génie intérieur. Lui non plus ne fais pas vraiment la différence entre ce qui est vrai et ce qui est faux. Si chaque soir en te couchant, chaque matin en te levant, tu te répètes des dizaines et des dizaines de fois à voix haute, pour mieux te convaincre, la célèbre formule d'Emile Couet : " De jour en jour, à tout point de vue, je vais de mieux en mieux", ou encore : " De jour en jour, je suis de plus en plus heureux, riche, confiant et en bonne santé", ton génie intérieur va à coup sûr se laisser influencer. Comme l'enfant se laisse influencer par son père qui le décourage en lui disant : " tu ne réussiras pas. Tu ne vaux rien, comme ta mère ! " Ces formules sont évidemment sans fondement, et pourtant le génie intérieur de l'enfant les adopte : il en fait même un véritable dogme, d'autant plus puissant qu'il est inconscient. Une fois devenu adulte, l'enfant croira profondément qu'il ne vaut rien, même s'il ne l'avoue pas, même s'il prétend le contraire. Sans s'en rendre compte, il attirera constamment dans sa vie des évènements et des êtres qui confirmeront sa croyance. Si cet enfant pouvait se tenir devant le miroir magique dont je t'ai parlé tout à l'heure*, il verrait que sur son front, même magnifique, est gravée cette malheureuse condamnation, cette terrible prophétie : "Je ne vaux rien !" La vie, les évènements, les gens même semblent pouvoir lire cette inscription invisible et s'y conforment comme malgré eux.
" Pour ton génie intérieur, il n'y a pas de différence entre ta condition actuelle et les merveilleuses formules magiques dont tu te nourris. Car il s'agit véritablement de formules magiques. Chaque homme est en effet le magicien de sa propre vie. Il fait de la magie blanche lorsqu'il emploie des formules bénéfiques, et de la magie noire lorsque sans le savoir, il se jette des sorts ou laisse les autres les lui en jeter. Penses-y...Utilise toute la puissance qui est en toi, cesse de la laisser dormir. L'homme de l'Evangile qui, par crainte de les perdre enterra ses talents au lieu de les faire prospérer, ressemble à tous les hommes qui n'utilisent pas leurs immenses pouvoirs intérieurs. Ils passent à côté de la vie, comme des somnambules. Réveille ta puissance, mets-la à tes ordres ! Alors, infailliblement, tu réussiras : tu deviendras millionnaire si tu agis et penses comme si tu l'étais déjà. Ton génie intérieur va se laisser duper, comme ces passants qui te regardent avec une curiosité pleine de respect et croient que tu es riche.
- Honnêtement, ça me paraît trop beau pour être vrai.
- Trop beau pour être vrai ! " répéta le millionnaire en haussant le ton comme s'il était choqué. Est-ce que tu te rends compte de ce que tu viens de dire ? Pourquoi ce qui est beau ne devrait-il pas être vrai ? Quel pessimisme dans ces simples mots ! Si tu ne crois pas en ton rêve, si tu ne crois pas que tu as le droit à ce qu'il y a de plus beau dans la vie, tu ferais mieux de descendre tout de suite de cette Rolls, de rentrer chez toi à pied et de passer le reste de ta vie à poursuivre un travail que tu détestes !
- Je...balbutia le jeune homme en rougissant. Je disais ça comme ça.
- Eh bien ! il faut justement que tu cesses de dire des choses "comme ça". Je viens de t'expliquer à quel point les mots sont importants..."Trop beau pour être vrai" répéta le millionnaire, comme dégoûté.
Il fit alors descendre la paroi vitrée qui le séparait de son chauffeur et lui demanda :
" Si vous voulez bien vous arrêter..."
Le jeune homme trembla. Excédé, le millionnaire lui signifiait son congé !
" Descends..."
Le jeune homme obéit, déçu et honteux. Mais le millionnaire le suivit aussitôt sur le trottoir.
" Regarde bien, dit le millionnaire, je vais tenter une petite expérience devant tes yeux."
Il fouilla dans sa poche, en tira un billet de mille dollars et accosta le premier passant qui venait dans sa direction, un homme d'affaires aux traits tirés :
" Monsieur, vous avez été choisi par le destin pour recevoir la somme de mille dollars."
L'homme le regarda éberlué, inquiet aussi, et hocha la tête pour lui indiquer qu'il n'avait pas le temps : comme tout homme d'affaires qui se respecte, il était pressé.
Le millionnaire n'insista pas, mais ne se découragea pas non plus. Il accosta le passant suivant, un autre homme d'affaire qui avait assisté au manège et ne parut même pas voir le billet de mille dollars que le millionnaire lui tendait sous le nez. Il repoussa en ces termes le don inhabituel qu'on lui proposait:
" Je n'encourage pas l'ivrognerie ! Foutez-moi la paix ! " dit-il machinalement.
La limousine du millionnaire s'était arrêtée devant la célèbre bijouterie Tyffanys. Une cliente, qui croulait sous les paquets, craignit que le millionnaire n'utilisât cette astuce pour endormir sa méfiance.
- S'il vous plaît, je suis pressée..."
Et elle s'éloigna. Le vigile de la bijouterie avait assisté à la scène. Il s'avança, l'air contrarié, et dit d'une voix menaçante :
" Circulez, s'il vous plaît. Ne restez pas devant notre porte, sinon je vais devoir appeler la police."
Le millionnaire exhiba le billet de mille dollars :
" Je voulais simplement donner mille dollars à madame.
- Et moi, je vais vous donner un coup de pied au derrière si vous ne disparaissez pas tout de suite !
- Très bien, très bien, j'ai compris."
Un petit garçon mexicain de douze ans qui semblait en avoir sept ou huit avait assisté à la scène. Voyant l'argent, il s'était approché d'un pas rapide :
"Moi, monsieur, est- ce que je peux en avoir, de l'argent ?
- Mais oui !", dit le millionnaire, enchanté.
Et il lui remit le billet. Lorsque le garçonnet vit qu'il s'agissait d'une coupure de mille dollars, ses yeux s'écarquillèrent et sa bouche s'arrondit :
" Oh ! est-ce que je pourrais en avoir un autre, s'il vous plaît ? c'est pour ma mère.
- Mais bien sûr ", se contenta de dire le millionnaire, ému par la naïveté du garçon.
Et il lui remit une autre coupure. Le jeune garçon exultait :
" Je vous remercie beaucoup, dit-il avant de tourner les talons et de s'éloigner en courant, enchanté par ce gain inattendu.
- Ce sont de vrais billets ? dit le vigile de la bijouterie. Je ne savais pas... Est-ce que je peux vous en demander un, moi aussi ?
- Non, désolé, dit le millionnaire, il est trop tard."
Si le vigile n'était pas certain que le millionnaire disait la vérité, il le fut lorsqu'il le vit s'engouffrer dans la limousine avec le jeune homme. Il paraissait atterré.
" Trois personnes, dit le millionnaire. Trois personne qui ont cru que c'était trop beau pour être vrai, qu'il y avait anguille sous roche.
- Incroyable ! dit le jeune homme.
- Un seul s'est montré assez opportuniste pour accepter mon argent, c'est ce jeune mexicain. Pour réussir, je te l'affirme, il faut que tu aies la naïveté, l'innocence de cet enfant. Si tu l'as perdue, il faut que tu la retrouve."
Il se tut un instant puis ajouta :
" Un jour, un des disciple du philosophe Plotin - lui même disciple mystique de Platon - lui demanda s'il accepterait qu'on fît de lui un portrait. Le maître le rabroua. Comme si son disciple s'étonnait de son refus, il expliqua : " Pourquoi laisser à la postérité l'image d'une image ?" Adepte de la réincarnation, il considérait le corps comme une simple image, un véhicule de l'âme. Je sais bien que je suis habillé en haillons, mais, sur le trottoir, tout à l'heure, ces hommes d'affaires, cette dame fortunée ont fait la même erreur que le disciple de Plotin. Ils m'ont vu avec le yeux de leurs préjugés sociaux. Pas un seul instant ils n'ont cru que je pouvais vraiment posséder de l'argent et que je sois assez fou pour leur en donner.
C'était trop différent de leur vision habituelle de la vie, de leurs conceptions, de leurs limites mentales. Ils ont pensé à une escroquerie ou un coup monté pour la télévision. Ils se sont dit comme toi : " C'est trop beau pour être vrai !"
- Je vois, dit le jeune homme. Il faut se méfier de nos idées préconçues et des apparences."[...]
extrait de : " Le millionnaire" de Mark Fisher, chapitre 7
* extrait du chapitre 4 nécessaire à la compréhension du texte :
[...]A la naissance chaque homme porte en lui un tableau vierge. Tout ce qu'il vit, tout ce que ses parents, ses professeurs et ses amis lui enseignent, toutes ses expériences, forment petit à petit un portrait secret. SI, inconscients de l'énorme pouvoir destructeur - et aussi formateur - de leurs paroles, ils lui répètent, comme des tueurs à gages de l'âme : " Tu n'iras pas loin dans la vie parce que tu ne sais pas additionner 2 et 2 ! ", ou encore : " Tu es un idiot ! " ; si, sans ouvrir la bouche, leurs gestes et leurs regards proclament : " tu es laid ! Nous ne t'aimons pas ! Nous préférons ton frère ! ", l'enfant se compose un terrible portrait qu'il portera parfois toute sa vie. Ce portrait marque son front comme un stigmate invisible qui pourtant influence tous ceux qu'il rencontre, tous les évènements de sa vie." [...] Viens, dit il . Il l'entraîna vers un des murs [...]Regarde tous ces portraits de famille. Ils sont bien réels, n'est-ce pas ?
- Oui. Ils sont très beaux. |
|  | | Admin Admin
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 | Sujet: Re: Citations - au fil de nos lectures .... Lun 5 Jan - 13:46 | |
| L'âme soeur retrouvée Patrick Poulain
(page 143) N'être personne
« Une chose m'intrigue D.K., peut-on être ami, toi et moi? demandais-je, un jour où je me sentais particulièrement seul.
- Ne me considères-tu pas comme ton ami, Thom?
- Si, si, bien sûr, plutôt deux fois qu'une, c'est ce qui m'amène justement à te poser cette question: toi, as-tu de l'amitié pour moi, D.K. ?
- Et pourquoi n'en aurais-je pas, à ton avis?
- Je suis ton élève.
- Et alors? nous sommes liés par de puissantes affinités, c'est la raison pour laquelle nous avons choisi de travailler ensemble. Rien ne se fait sans amour. Appelle cela amitié si tu veux, mais c'est de l'amour. »
Je poussais un " ouf" de soulagement.
« Ah ! D.K., tu me rassures. Je te considère comme mon meilleur ami, bien que nous ne vivions pas dans la même dimension, et j'aurais vraiment été profondément peiné d'apprendre que nos relations n'étaient que purement " techniques". »
D.K. me gratifia de son radieux sourire, qui quelles que soient les circonstances parvenait toujours à me réchauffer le cœur; puis, me donnant une bourrade dans le dos, il me lança.
« Gros bêta! bien sûr que j'aime mon ballot d'élève! À quoi cela servirait-il de réaliser la maîtrise parfaite de son être, si l'on ne devait plus ressentir d'amour? »
Il ajouta. « Mais à la différence du tien, mon amour est inconditionnel et universel. »
J'étais intrigué. Paradoxalement, ce qu'il venait d'ajouter me paraissait introduire une limitation.
" Je ne fais donc pas l'objet d'une attention particulière de sa part ", pensais-je.
« Qu'est-ce que cela signifie, D.K. ? demandais-je vaguement inquiet.
- Cela signifie, Thom, que d'une part, je t'aimerais toujours autant, quel que soit ton comportement; et que d'autre part, j'aime également l'ensemble des créatures de tous les univers, même si je dois me préserver de certaines d'entre elles.
- Veux-tu dire que même si je t'insultais, te méprisais et te causais les pires tracas, cela ne te ferait rien?
- Rien Thom, je puis te l'assurer. J'ajusterais simplement mon comportement et mon action à cette nouvelle donne.
- Veux-tu dire également, que tu aimes tous les êtres, même les plus pervers, retors ou monstrueux?
- Oui, car si je vois les tourments qui secouent leur conscience le temps d'une incarnation, et font d'eux des êtres à l'apparence diabolique, je vois aussi leur être lumineux traverser toutes ces tribulations dans une sérénité et un amour sans faille. »
Puis, il ajouta avec un sourire entendu.
« D'ailleurs Thom, n'oublie pas que cet être, que tu qualifies si facilement de monstrueux, c'est aussi toi dans certaines de tes innombrables vies. »
Je fis la grimace.
« Dois-je comprendre que ces expériences en apparence très négatives font partie de l'apprentissage de tout être humain?
- En effet, quelle que soit l'importance de son crime, rejeter le pécheur, c'est d'une certaine façon refuser et nier une partie de soi-même.
- Tu me déconcertes. J'ai beaucoup de mal à adopter un tel point de vue. »
Je hochais la tête et ajoutais.
« Je suppose tout de même, D.K., que l'on n'est pas obligé de crier bravo à tous les malandrins, criminels et destructeurs de tous poils?
- Effectivement, ce serait stupide. Le châtiment fait parfois partie de l'enseignement, mais il devrait être administré sans animosité, et même avec amour. Il est dit qu'il faut aimer, même ses ennemis; car sans le vouloir consciemment, ils nous enseignent et nous font progresser souvent mieux que ne saurait le faire un ami.
Vous confondez souvent, pour ne pas dire toujours, amour et sentimentalisme. Or ce dernier est une expression de l'ego, il n'est pas authentique et indique simplement des préférences ou des répugnances dont l'origine réside dans la petite" histoire personnelle" de chacun. L'amour vrai, je te le répète, est inconditionnel et universel.
- Mais D.K., l'amour, tel que tu le décris, n'est abordable que par Jésus-Christ ou Bouddha.
- Et quelques autres tout de même, ajouta-t-il. Mais, si très peu d'hommes sont capables d'héberger un tel sentiment à ton époque, cette conscience sera pourtant acquise un jour par tous.
Il est bon d'avoir toujours en point de mire une conception élevée de l'homme, afin de hâter sa concrétisation dans la dimension terrestre. »
D.K. marqua une pause, puis reprit.
« L'amour véritable ne se conçoit pas sans la pacification du corps émotionnel. Celui-ci doit être aussi calme et limpide qu'un ciel sans nuage.
- Eh bien, D.K. ! je crois que chez moi, c'est plutôt la tourmente. Mon amitié pour toi est sans nul doute teintée d'une foule de sentiments hétéroclites.
- Je le sais Thom. Mais l'important, c'est déjà d'en être conscient et de savoir que derrière tous ces masques, il y a aussi un amour authentique et pur, que tu peux parfois ressentir. Ton problème réside plutôt dans le trop plein que dans le manque.
- Que veux-tu dire D.K. ? je ne te suis plus.
- Eh bien, je veux dire tout simplement, que tout le bricà-brac qui accompagne ton amour le rend impur, intéressé, et fait de toi un être dépendant : dépendance vis-à-vis de ma présence ou de mon absence, de mon comportement avec toi, et même de mon enseignement.
Chez toi cela prend cette forme, mais la dépendance du bienfaiteur vis-à-vis de son protégé existe également. »
Je répliquais non sans malice.
« Te situes-tu dans cette dernière forme de dépendance, D.K. ? es-tu ma malheureuse victime? »
Il sourit et me répondit.
« Cela ne se peut pas, Thom; car je ne fais que poser ma conscience sur toi, mais mon centre est ailleurs, à la Source, là où j'ai la Vie.
- Dois-je comprendre que tu n'es pas vraiment là ? tu m'envoies un clone. C'est tout à fait charmant. Bravo! »
Je ne plaisantais qu'à moitié, car je craignais que ce fût vrai.
« Ne t'inquiète pas, je suis totalement avec toi; mais en même temps je suis entièrement ailleurs. Je suis dans l'unité et multiple à la fois. C'est justement parce que je ne suis plus personne, que toi seul existes pour moi; et parce que je ne suis pas là, que je suis véritablement présent.
- Pourquoi dis-tu que tu n'es plus personne?
- Ce qui caractérise ce que vous appelez une" personnalité ", c'est sa petite" histoire personnelle", linéaire, limitée, bien localisée dans l'espace et dans le temps. Il n'existe plus rien de semblable chez moi. Je suis de toutes les histoires et de tous les temps, mais rien ne peut plus m'accaparer, me retenir prisonnier, car je suis délivré de l'illusion et de ses pièges.
Je fis la grimace.
« Mais cela me paraît horrible de n'être plus personne. Il me semble que je mourrais, que je ne serais plus rien, que je disparaîtrais.
- Ai-je disparu? ne suis-je rien?
- Non, assurément. Tu tiens même de la place, toute la place.
- Non tu te trompes, Thom. Je ne suis que ton propre reflet impersonneL Tu tiens seul toute la place ici, avec tes illusions; et si je sais m'effacer jusqu'à n'être plus rien, c'est justement parce que je suis Vivant.
C'est ta personnalité qui a peur de mourir. Tu lui as donné beaucoup d'énergie et lui as insufflé la vie, puis tu t'es identifié à elle jusqu'à perdre toute notion de ce que tu es vraiment. Maintenant, tu t'accroches désespérément à cette image, car tu crois n'être plus qu'elle et elle seule.
- Entendu D.K., mais tu me proposes de n'être plus qu'un" reflet ". Quelle perspective enthousiasmante! fis-je ironique.
- Je suis au "service", précisa-t-il, mais ce mot n'exprime que très imparfaitement un état d'être qui ne demande aucun effort, et qui constitue une source d'exaltation permanente. " Être au service" ne signifie pas nécessairement cirer les pompes, bien qu'il me soit tout à fait agréable d'exécuter ce genre de tâche lorsque la situation s'y prête. »
Je guettais sur son visage un quelconque indice de ce qui aurait pu constituer une plaisanterie, mais je compris qu'il était tout à fait sérieux.
Il reprit.
« Je ne suis plus en conflit avec la vie, aussi elle s'écoule maintenant librement à travers moi, et j'ai la très grande joie de participer pleinement à l'expression du Plan divin, quoi que je fasse.
- Attends, attends, D.K. ! que me dis-tu là ? dois-je comprendre que tu peux faire tout ce qui te passe par la tête sans jamais t'opposer, de quelque manière que ce soit, à ce fameux Plan divin.
- Il est difficile pour toi de concevoir une telle possibilité, car tu es presque entièrement soumis à ta personnalité, et celle-ci se moque bien des" fameux plans" et de tout ce qui s'ensuit. Je pense que tu comprendras mieux, si je te dis qu'à l'inverse, presque tous les hommes exécutent, quoiqu'ils fassent, la volonté de leur personnalité égocentrique.
Tu vis en grande partie dans un univers personnel où règne la séparation, et cet état d'être réduit le domaine de ce que tu peux expérimenter à l'intérieur de ton petit monde individuel. D'innombrables conflits ont lieu entre les différentes tendances de ta personnalité, de même qu'avec tes semblables; et bien que tu en souffres, cette situation t'apparaît parfaitement normale et même inévitable. Pourtant, il t'est déjà arrivé, durant de courts instants, de te sentir en symbiose avec ton entourage et en parfait accord avec toi-même. »
L'espace de quelques secondes fugitives, je revécus certains de ces moments de bonheur, et pus de nouveau en apprécier toute la saveur.
D.K. observait mon visage alors rayonnant, et ajouta d'un air entendu.
« Je vois que tu y es, Thom. »
Il attendit que j'eusse terminé mon évocation silencieuse, puis reprit.
« Selon toi, tous ces instants qu'ont-ils en commun, Thom? »
Je répondis sans hésitation.
« L'amour, D.K., l'amour pour quelque chose ou pour quelqu'un.
- Bien! et à chaque fois que tu as ressenti cet amour, as-tu exigé quelque chose en échange de cette joie?
- Non! bien sûr que non! j'étais bien trop heureux pour le faire. »
Je décrivais sans tricher ce que j'avais éprouvé, et pour tant mes réponses me surprenaient moi-même.
« Voilà, Thom! c'est cela l'amour inconditionnel. Étends-le à toutes les créatures, et ressens-le à chaque instant et en tout lieu, et tu connaîtras indéfiniment la joie de l'amour inconditionnel et universel. »
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|  | | Admin Admin
Nombre de messages: 42 Date d'inscription: 23/11/2008
 | Sujet: Re: Citations - au fil de nos lectures .... Lun 5 Jan - 13:50 | |
| La terre nous en apprend plus long sur nous que tous les livres. Parce qu'elle nous résiste. L'homme se découvre quand il se mesure avec l'obstacle. Mais, pour l'atteindre, il lui faut un outil. Il lui faut un rabot, ou une charrue. Le paysan, dans son labour, arrache peu à peu quelques secrets à la nature, et la vérité qu'il dégage est universelle. De même l'avion, l'outil des lignes aériennes, mêle l'homme à tous les vieux problèmes.
J'ai toujours, devant les yeux, l'image de ma première nuit de vol en Argentine, une nuit sombre où scintillaient seules, comme des étoiles, les rares lumières éparses dans la plaine. Chacune signalait, dans cet océan de ténèbres, le miracle d'une conscience. Dans ce foyer, on lisait, on réfléchissait, on poursuivait des confidences. Dans cet autre, peut-être, on cherchait à sonder l'espace, on s'usait en calculs sur la nébuleuse d'Andromède. Là on aimait. De loin en loin luisaient ces feux dans la campagne qui réclamaient leur nourriture. Jusqu'aux plus discrets, celui du poète, de l'instituteur, du charpentier. Mais parmi ces étoiles vivantes, combien de fenêtres fermées, combien d'étoiles éteintes, combien d'hommes endormis... Il faut bien tenter de se rejoindre. Il faut bien essayer de communiquer avec quelques-uns de ces feux qui brûlent de loin en loin dans la campagne. Terre des Hommes - St-Ex ********** [...] la vie, je la veux, je ferai n'importe quoi pour l'avoir, toute la vie possible, même si je deviens folle, peu importe, je deviendrai folle tant pis mais la vie je ne veux pas la rater, je la veux, vraiment, même si ça devait faire mal à en mourir c'est vivre que je veux.
... Elle marchait, et elle savait vers quoi. C'était ça l'important. Une sensation merveilleuse. Quand le destin finalement s'entrouvre, et devient chemin visible, trace indéniable, et direction certaine. Le temps interminable de l'approche. Ce moment où l'on accoste. On voudrait qu'il ne finisse jamais. Le geste de s'en remettre au destin. C'est une émotion, ça. Plus de dilemmes, plus de mensonges. Savoir où. Et y aller. Quel qu'il soit, ce destin.
... on n'est jamais assez loin pour ne pas se trouver [...] ... écrire à quelqu'un est la seule manière de l'attendre sans se faire de mal. Océan mer - Alessandro Baricco
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